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lundi 18 avril 2011

Un prof de lycée accusé de « perversités » par ses élèves

? Je ne connais pas la double distributivité, mais je connais la double pénétration. ? Voici la réponse qu’aurait faite R.*, un professeur au lycée professionnel de Bezons (95), à une question posée sur la ? distributivité ?, par un élève lors d’un cours. Les élèves sont restés ? scotchés ? pour ne pas dire choqués par cette réponse. Le prof, affirment ces derniers, s’excusera ensuite devant le proviseur, des propos tenus devant eux : il aurait dit qu’il pensait avoir ? affaire à des adultes ?.
Les élèves ne comprennent pas que le prof n’ait pas été sanctionné ou au moins rappelé à l’ordre par le proviseur, qui leur a dit que ? l’épisode de la double pénétration n’est pas suffisant dans le dossier ?. Les élèves se disent ? frustrés par cette impunité ?. ? Si c’était nous qui avions sorti une blague aussi potache, ?a se serait terminé par un conseil de discipline avec certainement une exclusion définitive au bout. ? (R. siège au conseil de discipline.) Les élèves toujours, disent avoir remarqué que les exclusions ont augmenté depuis que R. est arrivé au lycée.
R. enseigne dans cet établissement du Val-d’Oise depuis cinq ans. Un élève (qui a ce professeur depuis quatre ans) n’a jamais eu de problèmes avec lui. Mais il dit avoir été témoin de ses ? nombreuses perversités ?. ? Il pousse les élèves à bout, il aime qu’ils lui soient totalement soumis. ? Par exemple, ? dans notre classe, cinq élèves doivent, à chaque cours, déposer leur carnet de correspondance sur le bureau du prof, sinon il ne rentre pas en classe. C’est pire que de rentrer en bo?te. ? S’il y a refus, c’est des heures de colle à la clef. Pourquoi ? ? C’est comme ?a. Dans ma classe, c’est une dictature ?, aurait affirmé R. à ses élèves. Selon eux, R. pousse à la provocation.
Un surveillant du lycée a ainsi perdu son sang-froid face au prof, qui l’avait apparemment maintes fois provoqué. Suite à une altercation houleuse, le surveillant a été licencié, fin mars 2009, pour ? menace de mort à l’encontre de R. ?. Ce dernier avait porté plainte.
En ? solidarité ? avec le surveillant, les élèves ont décidé de témoigner, par des lettres adressées au proviseur, des agissements de R. en classe. Extraits : ? Dès le début d’année, le prof nous a dit que dès que vous entrez en classe, vous n’êtes plus en démocratie, mais dans une monarchie ?? Il téléphone et envoie des SMS en classe ?… A un élève à qui il rendait un travail, il aurait dit ? t’as fait un bon travail d’Arabe en regardant les élèves arabes ?? Monsieur le Proviseur, je me suis auto-exclu du cours de M. R. car je n’en pouvais plus de ses provocations. ? S’en est suivie une grève de tous les élèves, le 17 mars.
Certains professeurs du lycée se disent exaspérés par les attitudes de R. : dans un courrier (toujours adressé au proviseur) un professeur attirait l’attention du chef d’établissement sur les ? appréciations à caractère humiliant et fortement connotées, touchant au droit de la personne, écrites sur les bulletins des élèves, par le prof de (…) ?. Cinq professeurs grévistes (qui contestent le licenciement du surveillant) ont aussi écrit au proviseur. Ils s’interrogent sur ? la dangerosité de garder M. R. dans l’établissement ?.
Et les parents, dans tout ?a ? Une mère d’un élève déclare avoir aussi subi le mépris de R. lors d’un entretien qu’elle a eu avec le prof et en présence du proviseur. Elle ne comprenait pas pourquoi son fils était constamment exclu du cours de R. Elle se serait vu répondre que la ? tête de son fils ne revenait pas ? au prof et qu’il ? n’avait pas de temps à consacrer avec certains élèves ?. Toujours devant le proviseur, R. aurait terminé la conversation en disant clairement à la mère ? que son fils ne sera pas prix Nobel, et qu’il ne fera rien de sa vie ?. L’entretien s’est terminé, le prof s’est levé, il est parti sans même y avoir été invité par le proviseur. Les élèves se disent victimes d’injustices et ne s’estiment pas considérés par l’administration : ? On est des moins que rien, on n’a pas de pouvoirs. ?
Dans un courrier adressée au personnel de l’administration, le proviseur pense ? que les élèves ont été volontairement manipulés par certains adultes de l’établissement ? (les profs grévistes). Les élèves ne comprennent pas ces accusations : ? Le proviseur nous a dit que nous étions incapables d’aligner deux mots en cours, alors comment pourrions-nous écrire des lettres de soutien ? ? Le proviseur a été à plusieurs reprises (il a re?u des courriers des élèves, des profs, de certains parents) tenu aux courant des agissements d’un de ses profs au sein de son établissement. Pour les élèves, ? il ferme les yeux, et il est donc complice ?.
J’ai réussi à joindre R. pour avoir sa version des faits. Il nie tout ce qui lui est reproché. ? Je ne suis ni raciste, ni sexiste. Et je n’ai jamais tenus des propos pornographiques dans ma classe. ? J’ai insisté pour en savoir plus, mais il fait valoir ? son droit de réserve en sa qualité de fonctionnaire ?. J’ai tenté de parler au proviseur et à l’inspection académique pour avoir leur avis. Aucun d’eux n’a souhaité répondre à mes questions.
A la rentrée prochaine, R. espère être muté. Quand aux élèves, ils ont adressé une lettre à Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, et envisagent de saisir la HALDE.
Latifa Zahi
*L’initiale du nom du professeur est ici changée.

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